Nvidia annonce des partenariats clefs pour l'IA et l'industrie des jumeaux numériques en Europe
Nvidia annonce des partenariats clefs pour l'IA et l'industrie des jumeaux numériques en Europe
Des « usines d'IA » au cloud industriel européen… Le PDG de Nvidia Jensen Huang, a fait lors de VivaTech 2025 une série d'annonces qui devraient changer la donne pour le développement de l'IA en Europe. Dans ce paysage, les jumeaux numériques ont été fortement mis en avant par le chef d'entreprise.
Jensen Huang s'est exprimé lors du salon Vivatech 2025. / Nvidia.
«Nous pouvons tout transformer en jumeau numérique», a posé Jensen Huang, PDG de Nvidia, lors de sa keynote donnée à VivatTech, à Paris. Une affirmation qui donnait le ton des différents partenariats annoncés. En effet, Jensen Huang a affirmé sa volonté de renforcer sa présence en Europe, notamment dans le but de développer l'écosystème IA. Et pour lui, l'un des enjeux clefs dans tout cela est de développer les jumeaux numériques «tout ce qui est exploité à une grande échelle sera d'abord construit numériquement, et il y aura aussi des jumeaux numériques pour l'exploitation», s'est-il projeté. Une vision qui demande beaucoup de ressources en termes de simulation, de modélisation, de capacité de calcul… et d'intelligence artificielle.
Des «usines d'IA» en conception
Se refusant à appeler «datacenter» les infrastructures physiques nécessaires aux calculs de l'intelligence artificielle, Jenseng Huang a mis en avant le terme « d'usine d'IA », soulignant la valeur produite par ces structures. «Nous multiplierons par dix la capacité de calcul de l’IA en Europe», a-t-il avancé. Une vingtaine serait en construction actuellement, selon Nvidia. Pour l'heure, un partenariat avec Schneider Electric a été mis en place afin de développer en amont des jumeaux numériques de ces "usines" qui serviront à les optimiser. «Nous les concevons numériquement, nous les optimisons numériquement et nous finirons même par les exploiter entièrement numériquement via ce jumeau numérique: ces usines d’IA sont si chères, 50 milliards de dollars, peut-être 100 milliards de dollars dans le futur, que si l’utilisation de cette usine n’est pas optimale, le coût pour le propriétaire de l’usine va être incroyable», explique-t-il. Le PDG a aussi réaffirmé sa volonté de renforcer son partenariat avec Siemens sur les jumeaux numériques. D'ailleurs, il a rencontré à nouveau Roland Busch, président de Siemens à Paris.
Mistral Compute, le Cloud européen
Autre point clef, le partenariat stratégique avec la start-up française Mistral AI, qui surfe sur le désir de souveraineté des données de l'Europe. « -Nous allons construire le premier cloud d'IA industriel au monde ici en Europe», a-t-il annoncé avec emphase. Cette plate-forme sera dotée des puces Blackwell de Nvidia. Une opération qui devrait permettre à Mistral AI de développer une IA entièrement opérée et hébergée en Europe.
En outre, Nvidia compte installer ou étendre des centres technologiques dans sept pays différents: «l'objectif de ces centres de technologie d'IA est de faire de la recherche collaborative, de travailler avec les start-up, et aussi de construire l'écosystème», affirme Ginseng Huang.

