Build3rs reconstruit le patrimoine

Publié le 11 septembre 2023 par Kim Janiec

Build3rs reconstruit le patrimoine en numérique

Préserver les monuments historiques est un enjeu de taille pour les pouvoirs publics. Avec le CEA, la start-up Lay3rs tente d’apporter sa pierre à l’édifice en proposant de digitaliser le patrimoine à l’aide de l’intelligence artificielle. 

Build3rs est une plate-forme de financement participatif Web3 cofondée par Lay3rs et le CEA. Lancée en cette fin d’année, on principe repose sur une technologie de reconstruction d’environnement en 3D par IA. 

Elle a pour objectif de valoriser les jumeaux numériques du patrimoine naturel et culturel à partir d’un modèle décentralisé Web3. De nombreux sites ou objets remarquables, fictifs ou réels, devraient être créés grâce à une cryptomonnaie propriétaire récoltée. Cette dernière est actuellement en phase de test, elle est baptisée « LAY ». D’autre part, son modèle de finance régénérative (ReFi) permettra de verser une partie des flux aux acteurs de la préservation des édifices réels. 

Plateforme Build3rs pour le développement de jumeaux numériques du patrimoine ©Lay3rsPlateforme Build3rs pour le développement de jumeaux numériques du patrimoine ©Lay3rsUne dizaine de sites en cours de modélisation

Ce projet en cours depuis près d’un an sous le plan France 2030, est soutenu par la Centre des Monuments nationaux grâce auquel le Château d’If, le Mont-Saint-Michel ou la Basilique Saint-Marc sont déjà proposés au projet. En 2024 une dizaine de maquettes devraient être mises à disposition avec pour ambition d’atteindre le millier d’ici fin 2025. 

Exemple d'asset disponible au téléchargement ©Lay3rsExemple d'asset disponible au téléchargement ©Lay3rs





Les répliques seront utiles aux professionnels des industries créatives et culturelles. Avant d’être diffusées de façon commerciale, elles sont réalisées en cumulant les données brutes d’un édifice : nuages de points, photos, vidéos, plans ou encore gravures. L’intelligence artificielle, de type NeRF (Neural Radiance Fields), fait le reste du boulot avec sa capacité à transformer les données brutes en modélisation 3D. Cette solution offre un gain financier assez important en limitant les captations laborieuses ou parfois impossibles selon l’état des structures. La maquette est découpée et optimisée afin de proposer différentes options d’exports en fonction des usages. Du jeu vidéo, aux effets spéciaux et à toute forme de réalité virtuelle et immersive, jusqu’au métavers, la plate-forme devrait répondre à un grand nombre de besoins. L’art digital ou même la géolocalisation pourront en tirer parti. Exemple d'asset disponible au téléchargement ©Lay3rsExemple d'asset disponible au téléchargement ©Lay3rs

«Au-delà de Build3rs et du potentiel de la pierre 3.0, nous sommes  persuadés  de  l’attrait  du  modèle  Lay3rs  de  partage  des  revenus  entre  les  détenteurs  de données, les détenteurs de licences et les investisseurs» affirme dans un communiqué de presse Sébastien Malcotti, CEO de Lay3rs.

En effet, d’ici à 2024, Lay3rs élargira son champ d’action et mettra à disposition deux nouvelles plates-formes. L’une devrait être dédiée aux doubles digitaux du patrimoine sportif, en comprenant les lieux, les évènements ou les épreuves historiques. Une démarche entreprise au vu des Jeux olympiques de Paris et nommée Support3rs. Après le sport, ce sera à la mode qu’une solution sera consacrée avec Fashion3rs, où des collections de modes iconiques ainsi que des vêtements traditionnels auront leurs répliques virtuelles. La culture se pare du numérique, potentiel indice d’une plus grande pérennité. 


 Kim Janiec


 build3rs.io

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