Premiers diplômés pour le master Digital twins de l’ENPC

Publié le 24 octobre 2024 par Morgane Olès

Premiers diplômés pour le master Digital twins de l’ENPC

Mi-septembre, les étudiants du master Digital Twins for infrastructures and cities, lancé en 2023 par l'École nationale des ponts et chaussées, ont présenté leurs projets de fin d'études. Une cérémonie qui célébrait cette formation dédiée aux jumeaux numériques, dispensée conjointement par quatre universités.

Ils étaient 19, en ce mois de septembre 2024, à recevoir leurs diplômes. Ces élèves du master Digital twins for infrastructures and cities représentaient la première promotion à passer par cette formation. Le master, qui s'effectue à temps partiel et à distance, est porté par quatre universités différentes: l'École Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC), l'Universidad Politécnica de Madrid, la Budapesti Műszaki és Gazdaságtudományi Egyetem et la National University of Science and Technology Politehnica Bucharest. Trois rencontres physiques sont planifiées dans l'année dans différents pays. Cette formation a pu être financée grâce au soutien de l'Union européenne, dans le cadre du programme "Digital Europe 2030". L'objectif: «former des ingénieurs et architectes aux technologies de pointe dans le domaine du génie civil et des villes intelligentes». Elle couvre les principales technologies utilisées dans le domaine des jumeaux numériques appliqués aux infrastructures. 

«Les secteurs comme l'aéronautique et l'automobile ont été précurseurs sur les jumeaux numériques. Le travail à la chaîne et le montage en usine sont des milieux fermés, il est donc relativement facile d'y créer un suivi en temps réel dynamique, rappelle Mathieu Arquier, directeur du master. Appliquer ça à des bâtiments, des villes, des régions, c'est s'attaquer à des systèmes beaucoup plus ouverts et confrontés à davantage d'aléatoires. Cela a donc pris plus de temps, mais aujourd'hui on commence à arriver à des technologies plus matures.» Pour lui, cette formation arrive donc à point nommé pour former les professionnels qui vont devoir s'en saisir.

Former des futurs superviseurs

Intelligence artificielle, IoT, BIM, systèmes d'informations géographiques, jumeaux numériques… «Il y a toute une génération de personnes en activité dans ces milieux, y compris des gestionnaires de collectivités, qui ont été formés à une époque ou rien de tout cela n'existait», souligne Mathieu Arquier. Le programme est vaste. Le but n'est donc pas de faire de ces étudiants des experts de chaque domaine, mais bien de leur donner une vision d'ensemble de ces technologies, afin qu'ils soient capables de superviser correctement des projets de jumeaux numériques. 

L'idée est de développer des outils qui permettront une transition numérique, mais aussi écologique des territoires. «L'École nationale des ponts et chaussées se trouve sous la tutelle du ministère de la transition écologique: c'est notre raison d'être. Nous voulions montrer l'utilité des jumeaux numériques sur la production d'énergie, l'optimisation des mobilités, mais aussi des ressources à l'échelle d'un bâtiment, par exemple», précise le directeur du master. Pour ce faire, les étudiants se sont confrontés à des cas très concrets, puisqu'ils travaillent sur des projets directement commissionnés par des entreprises: les «capstone projects».

Alors que les élèves retournent à leur vie professionnelle armés de ces nouvelles compétences, la relève est déjà assurée. La nouvelle promotion 2024 comporte 25 étudiants venus de plus de vingt pays différents. L'École nationale des ponts et chaussées a aussi pour projet d'ouvrir d'ici la fin de l'année un centre d'excellence dédié aux jumeaux numériques.

  Morgane Olès


 digitwin4ciue.eu


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