Siradel développe des territoires numériques
Siradel développe des territoires numériques
Spécialiste des données géographiques, la filiale d’Engie était présente sur le salon Vivatech au Parc Expo de Porte de Versailles pour démontrer ses capacités à développer un jumeau numérique du territoire.
Depuis près de vingt ans, Siradel exploite les informations géographiques au service de la gestion des villes et des différents territoires. À partir de 2016, le concept de jumeau numérique est clairement intégré au sein des solutions. Aujourd’hui, l’une d'elles repose sur l’agrégation de données 3D et de données publiques open sources.
La société filiale d’Engie propose un outil d’aide à la décision et de compréhension pour les politiques territoriales. Pour les questions de résilience climatique, de décarbonation, de qualité de vie ou de renaturation, elle accompagne les collectivités en développant des indicateurs ou en mettant en place des simulations. Dans le cas de la réintroduction de la nature en ville, pour lutter contre les îlots de chaleur par exemple, la solution vient «flécher les potentiels lieux où planter des arbres, indique Cyrille Gabory, Vice-président des ventes pour l’Allemagne et l’Europe de l’Est chez Siradel. Nous développons des partenariats avec des sociétés de conseils, des paysagistes et différents acteurs de terrain locaux susceptibles de prendre part aux différents projets d’aménagement de nos clients.»
Des intérêts variés
Angers Loire Métropole fait partie des quelque 800 villes modélisées, elle opère sa gestion à l’aide du jumeau numérique. Ses cas d’usage s'appliquent au stationnement, à la végétation, à la consommation, au trafic ou jusqu'aux inondations. Ces usages par la ville ont d'ailleurs été récompensés par les Trophées des Jumeaux numériques 2024. La ville de Dijon, qui ne pose pas le terme de «jumeau numérique» sur son utilisation de l’outil, exploite aussi ce dernier pour la déconnexion des eaux de pluie.
«Le jumeau incarne également un support de communication pour les décideurs face à leurs collaborateurs et aux citoyens, explique Cyrille Gabory. La visualisation 3D rend plus facilement compréhensibles les projets. La représentation visuelle est d’ailleurs adaptable en fonction des utilisateurs et des cibles finals.» Avant d’atteindre la réplique virtuelle, la société se charge des prises de vue aérienne et fait usage de l’intelligence artificielle pour identifier les éléments. Son champ d’action est assez large puisqu’elle peut aller jusqu’à la modélisation de l’intérieur de bâtiments et celle des réseaux. «D'autre part, notre solution Vertuoz propose de visualiser la consommation énergétique des bâtiments pour répondre notamment au décret tertiaire.»
Sur le salon Vivatech, présent au sein du pôle d’exposition d’Engie, Cyrille Gabory effectue une démonstration de son outil. Avec sa tablette il dévoile une modélisation qui se transpose sur l’image aérienne d’une ville exposée sur le stand. Il visualise le potentiel solaire des toits ou encore le cadastre vert, avec l’avant/après végétalisation et les températures sur zone.
Les îlots de chaleur lors d’un épisode de canicule sont recensés et la modélisation propose d’observer la carte de chaleur au sol, la densité de population et les établissements recevant des personnes à risques.

