Interopérabilité, passeport numérique des produits, traçabilité et intelligence artificielle… Pour GS1, le véritable défi du jumeau numérique est avant tout celui de la donnée. Rencontre avec Cédric Le Colley lors du Tech for Industry Show 2026.
L'identité numérique, première étape de la traçabilité
Pour GS1, une bonne traçabilité commence par une identification unique du produit. Selon les usages, cette identification peut porter sur une référence commerciale, un lot de fabrication ou chaque exemplaire individuellement grâce à une sérialisation. Associée à des technologies comme la RFID, elle permet ensuite de suivre le produit depuis l'usine jusqu'à son utilisation, voire tout au long de sa vie opérationnelle. L'objectif n'est plus uniquement de localiser un produit, mais de reconstituer son historique complet, ses transformations et ses différentes interventions.
Pour Cédric Le Colley, l'interopérabilité possède plusieurs dimensions. La première est sémantique. Avant même de connecter des logiciels, encore faut-il que tous les acteurs donnent le même sens aux mêmes informations. GS1 se définit d'ailleurs comme un «langage mondial des échanges», permettant aux entreprises de partager une grammaire commune indépendamment de leur langue ou de leurs outils informatiques. La seconde concerne les protocoles d'échange eux-mêmes: API, interfaces, technologies de communication ou encore blockchain. Les systèmes doivent être capables de dialoguer entre eux aussi simplement que deux opérateurs téléphoniques permettent à leurs abonnés de communiquer.
Le DPP, une brique du jumeau numérique
✍️ Xavier Fodor



