L’Université de Rennes promet une maitrise approfondie et globale de l’IA
L’Université de Rennes promet une maitrise approfondie et globale de l’IA
Depuis septembre 2024, le Master Intelligence Artificielle parcours IA et Applications de l’Université de Rennes forme des futurs professionnels maitrisant toutes les dernières avancées technologiques de machine learning et de deep learning et se prévalant d‘une expertise dans le traitement et la préparation des données, utiles au développement d’algorithmes efficients et pérennes. C’est un master exigeant qui se destine à des férus d’informatique et des nouvelles technologies, sachant s’adapter aux évolutions intempestives de l’univers de l’IA.
L’intelligence Artificielle s’introduit partout et notamment dans les secteurs industriels qui peuvent se voir copieusement et durablement bouleversés par son approche et son apport. C’est pour répondre à leurs besoins que l’Université de Rennes propose, depuis septembre 2024, le Master Intelligence Artificielle parcours IA et Applications. «Durant deux ans, 90% des cours sont dédiés à l’acquisition de compétences théoriques et pratiques dans le domaine de l’Intelligence Artificielle. Cela nous permet d’aller très loin dans le niveau des apprentissages et d’aborder tous les modèles existants ayant trait au traitement d’images et au traitement de textes avec les réseaux de neurones», se réjouit Romaric Gaudel, coresponsable du Master IA parcours IA et Applications de L’université de Rennes. Très en avance sur cette technologie, l’Université de Rennes a d’ailleurs mis au point RAGaRenn, un outil d’intelligence artificielle générative, à l’instar de ChatGPT. Une fois sortis du Master Intelligence Artificielle parcours IA et Applications, les diplômés peuvent prétendre à des emplois en R&D dans de très nombreux domaines, depuis l’agroécologie à la cybersécurité, et ainsi résoudre des tâches complexes avec le concours de la pensée artificielle.
L’IA sous toutes ses formes
Pendant deux années –la première étant accessible en formation classique ou en alternance, la seconde se déroulant obligatoirement en alternance au rythme d’un mois en entreprise, un mois à l’université– les élèves apprennent peu à peu à analyser et explorer des données à partir d’un signal brut, à connaître et mettre en place des algorithmes d’IA, à programmer des modèles d’apprentissage statistique (python), à maitriser Keras et Pytorch… Ils alternent entre cours magistraux, travaux dirigés et travaux pratiques. Ils suivent, par exemple, une unité d’apprentissage par renforcement pour apprécier les agissements d’un modèle dans son environnement et ses adaptations face au niveau de récompenses reçu. «Ils apprennent à évaluer la qualité d’un modèle et à déceler les pièges», ajoute Romaric Gaudel. Ils reçoivent également un enseignement axé sur l’éthique et la confiance. «Cela leur permet d’entrevoir toutes les problématiques qu’ils peuvent être amenés à rencontrer et les solutions qui pourront être envisagées pour les résoudre. Nous discutons, par exemple, des biais présents dans les données», indique Romaric Gaudel. Point de vue outils, l’Université de Rennes est dotée d’un Datalab depuis lequel les étudiants explorent et traitent des ensembles de données, testent différents algorithmes, comme le machine learning. «Le serveur dédié est en capacité d’effectuer des calculs massifs, y compris sur GPU, pour la modélisation de l’IA».
Durant le dernier semestre du master, les étudiants peuvent, pour se spécialiser dans un secteur d’activité, sélectionner plusieurs options parmis agroécologie, cybersécurité, santé, robotique, sport, environnement. Autre particularité : le contenu de la formation est assuré majoritairement par des enseignants-chercheurs issus de laboratoires de recherche, comme l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA), et des intervenants industriels. Concernant le rythme de travail, il est plutôt très soutenu, la sélection particulièrement exigeante. «Chaque année, nous recevons près de 800 candidatures pour une vingtaine de places disponibles». Les étudiants proviennent majoritairement de licence en informatique. Ils peuvent aussi être issus de filières mathématiques ou sciences, à condition toutefois de se prévaloir d’un solide bagage de compétences informatiques. «Nous privilégions des profils ayant une forte appétence pour les nouvelles technologies, et sachant s’adapter et réagir dans un univers particulièrement mouvant», précise Romaric Gaudel. Pour l’heure, les premières promotions se révèlent plutôt assez masculines (75%). Avis donc aux amatrices!
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